Des portraits qui auraient pu être plates

Des portraits qui auraient pu être plates
Le reflet dans la table, classique. Mais c'est pas l'idée du post.

Chaque année à l'approche des fêtes, les journalistes ont des longues entrevues de fin d'année avec les politiciens. Dans ces cas-là, y'a deux façons de faire, soit de couper dans le temps de l'entrevue pour faire une série de portraits, sinon, c'est de prendre des photos pendant qu'ils jasent. D'ordinaire, j'essaie de laisser les journalistes travailler, mais aujourd'hui, j'ai pris l'espace.

LES COULEURS ET L'ESPACE

C'est rien d'extraordinaire comme portraits, c'est souvent ce qui arrive dans les espace de bureau o√Ļ tout est beige. Mais le cas de cette s√©rie en particulier, ce sont les variantes de couleur dans la lumi√®re qui arrivaient par les grandes fen√™tres de la salle de r√©union qui me font dire que y'a toujours de l'espoir, m√™me dans la pi√®ce la plus grise.

Le contraste entre la température de la lumière m'a bien servi en donnant l'effet de dégradé sur le mur. Je suis content. Je me demande si la 135mm a fait une différence.

Le corridor en prime

En sortant du bureau, ça fait toujours ça, le corridor était beau et je me suis dis que j'aurais du faire ma photo là. Mais bon, c'est pas ça, faut pas s'en faire.

Une autre série de portraits

Dans un endroit moins gris mais tout aussi ordinaire. Encore une fois, c'est le petit rayon de lumière qui a permis de commencer le travail. Mais j'étais pas convaincu, en voulant quitter j'ai le petit banc de l'entrée, ironiquement, c'est le gris qui m'a séduit.

Jean Quirion, qui a produit une série de six livres pour enfants, était particulièrement intéressé par le métier de photographe de presse. En partant, je lui expliquais que les premières photos servent souvent juste à briser la glace et qu'elles sont rarement bonnes. C'est exactement ce qui s'est passé ici.