TROUVER DES MOMENTS À L'OEF

TROUVER DES MOMENTS À L'OEF

L'Outaouais en fête. La st-jean à Aylmer, comme on disait, plus jeune. Ça fait 18 ans que je travaille avec Le Droit. Ça fait 18 ans que je couvre l'Outaouais en fête. Avant, j'étais là aussi. Cette année leur slogan c'est 50 ans, toujours tannants. Moi, je suis pas si vieux et pas mal moins tannant qu'il y a 18 ans.

Dans le magnifique parc des Cèdres à Aylmer, année après année, les artistes passent. Et moi je fais des photos des concerts, des magèges, de l'ambiance.

La commande est toujours la même. «Ambiance, manèges, concerts.» Ambiance, manèges, concerts... manèges, ambiance, concerts... concerts, manèges, ambiance... conscience, manières, absence... Whatever. C'est lassant.

Ce qui est beau dans un festival, c'est pas tant ça.

C'est les moments, ceux qui passent rien qu'une fois. Les artistes, eux, renviendront, comme les manèges, de retour cette année, et l'ambiance aussi...

L'Ambiance, c'est celle d'un festival, où il y a des shows et des manèges, sur une plage, autour de la fête de la nationale du Québec. Tsé. Bref.

Le genre de festival où tu peux sortir ton drapeau pis le porter comme une cape !!!

Cette année, j'ai décidé de canner des moments.

Tout est beau, quand on regarde avec les yeux du coeur.

J'ai saisi un moment rare, dans l'espèce de camping de roulotte qui sert d'arrière-scène, sur la plage.

Éric Lapointe rend visite à Marjo, alors qu'elle descend de scène et qu'il s'apprête a y monter.

En flânant sur la plage, j'ai trouvé d'autres photos, d'autres moments backstage.

Mon moment préféré, un ptit shoot improvisé, éclairé à la flash light d'un Iphone, avec une artiste que j'affectionne particulièrement pour la douce violence de sa poésie et la douce folie de sa musique. La coanimatrice de l'événement, Nadia Essadiqi, AKA, La Bronze voulait des photos.

Elle a eu des photos, moi, j'ai eu du fun. Magnifique chevelure BTW.

Dans ce qui fait un festival, l'important, c'est pas tant les gens sur la prog, autant que les gens sur le site. Une foule, ce n'est pas un groupe, c'est une équation. Comme l'addition des couleurs primaire pour faire toutes les autres.

Une foule : c'est la multiplication de l'individu. Plein de gens, autant de différences, au même endroit, se partageant le temps et l'espace, diviser dans des sous-groupes qui évoluent au rythme des rencontres, conscientes ou pas, attendues ou pas, agréables ou pas, en fonction de leurs raisons et de leurs durée.

Et c'est là-dedans, à travers la foule, que les moments les plus beaux existent et passent, comme des bulles de savons, qui volents et qui éclatent ou qui disparaissent sans que personne n'en fasse de cas.

Est-ce qu'on ne passe pas notre vie à espérer encore le moment où un texto nous fera cet effet-là ?

Fait que des moments... En vrak...

À suivre....